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allemagne viticole

En 1803, suite à la conquête de la Rhénanie par Napoléon Ier, les vignobles quittèrent le giron de l'Eglise pour passer aux mains de personnesprivées ou de l'Etat, qui est le plus grand propriétaire de vignobles enAllemagne.

Les guerres, les épidémies, les luttes de pouvoir qui ont agité les Lander d'Allemagne jusqu'à l’Unité Allemande en 1871, n'ont pas été sansinfluence sur la culture de la vigne, qui s'est peu à peu concentrée sur les terroirs les plus propices. À la fin du XIXe siècle, le phylloxera aégalement ravagé le vignoble.

Caractéristiques du vignoble:

Il en résulte de nos jours un vignoble discontinu, plus dense au Sud et Sud-Est du pays vers la frontière française, qui s'étale essentiellement autourdu Rhin et de ses affluents (Ahr, Moselle, Nahe, Main, Neckar). Seules les zones les plus favorables à la culture de la vigne sont plantées; les vins de table et de pays ne représentent que 0,5 % des surfaces (6 % de la production).

Les vignobles allemands sont situés entre le 47e et le 50e degré de latitude Nord, à la limite de la culture de la vigne. Les parcelles sont généralement plantées à proximité de cours d'eau protecteurs et orientées Sud pour bénéficier du maximum d'ensoleillement. Il en résulte aussi un vignoble planté à 68 % en blanc (riesling et müller-thurgau - avec respectivement 20 % et 17 % des surfaces - en sont les principaux cépages). La production, en moyenne de 10 millions d'hectolitres, fluctue sensiblement d'une année sur l'autre enfonction des conditions climatiques et les millésimes sont de qualité très inégale.

Il existe en Allemagne 13 régions viticoles que l'on peut répartir en deux groupes, les six principaux vignobles.

À eux seuls, ils comptent pour 90 % du total: Hesse-Rhenanie (25'000 ha), Palatinat (Pfalz) (22'000 ha), Mosel-Saar-Ruwer (10'000 ha), Pays de Bade et du Würtenberg (respectivement 15'500 ha et 11'00 ha), ainsi que la Franconie (6'000 ha). Les vignes sont situées dans les vallées creusées par des rivières et souvent protégées par des collines, avec souvent des pentes importantes. Les régions du Palatinat, de Bade et surtout du Würtenberg, avec les climats les plus doux et ensoleillés, produisent plus de 30 % de rouges.

Le Palatinat, La Hesse et la région de Mosel-Saar-Ruwer possèdent une large gamme et une structure de commercialisation très diversifiée, de nombreuses entreprises et une part significative des ventes à l'export, maisaussi beaucoup de vente directe. Les autres régions sont plutôt orientées vers une consommation nationale, voire régionale. Les structures d’exploitation sont souvent petites, et le poids de la coopération est important.

Les autres régions viticoles :

Au nombre de 7, elles sont de superficie bien inférieure: Nahe (4'300ha), Rheingau (3'000 ha), suivis des vignobles beaucoup plus petits du Mittelrhein (500 ha), de la vallée de l'Ahr (525 ha), la Hessische Bergstrasse (450 ha), ainsi que la Saxe (450 ha) et la Saale-Unstrut (650 ha), régions viticoles de l'ex-Allemagne de l'Est, rattachés depuis 1990 à la législation allemande et aux normes de l'Union Européenne.

Les vignes sont là aussi plantées dans les vallées des rivières, parfois très encaissées comme dans le Mittelrhein où le reflet du soleil sur le Rhin et les pentes abruptes créent une sorte de serre. La production est écoulée essentiellement de manière locale, souvent en vente directe d'autant que plusieurs régions sont très touristiques. Rheingau est la plus célèbre région, avec une renommée internationale, une part importante des ventes en distribution traditionnelle, export et restauration, des propriétés célèbres appartenant à l'ex-aristocratie, et l'on y trouve une proportion plus importante qu'ailleurs de vignerons à plein temps.

Plus continentaux, les vignobles de Saxe et Saale-Unstrut connaissent une production beaucoup plus variable d'une année sur l'autre. Après une phase de repli pendant l'ex-RDA, ils connaissent à nouveau une expansion et transformation (mécanisation du vignoble, ré-encépagement, investissements dans les chais, etc.).

La législation allemande est complexe et s’appuie à la fois sur des lois fédérales et régionales. Pour les étiquettes, il en résulte une grande richesse d’informations, à condition de savoir les déchiffrer !

Les mentions d'origine :

Le schéma se calque sur le modèle européen, avec trois niveaux:

1- Tafelwein (vins de table), précédés de la mention Deutscher lorsqu'il s'agit de vins de table d'Allemagne.

2- Deutscher Landwein (vins de pays), avec une indication de provenance, assez semblables aux vins de pays français. Ils peuvent mentionner la région dont ils sont originaires (19 au total). Degré d'alcool minimum 6 %.

3- Qualitätswein bestimmter Anbaugebiete - QbA (vins d’appellation d’origine). Il existe en Allemagne 13 régions viticoles (Gebiet) présentées plus haut, définies par des critères de géologie, climatologie et cépages. Ces régions sont divisées en communes (Bereich), qui regroupent plusieurs villages et apportent un supplément d'information sur l'origine des raisins.

Mais les mentions d'origine vont plus loin, et ne sont pas sans rappeler les notions bourguignonnes de climats. Ainsi, chaque Bereich rassemble plusieurs unités homogènes de vignobles (Grosslage), eux-mêmes divisés enparcelles individuelles (Einzellagen).

Dans la pratique, seules les parcelles les plus célèbres sont mentionnées sur les étiquettes. La plupart du temps, les vignerons préfèrent passer sous silence ces mentions facultatives, source de complexité supplémentaire.

 

Les niveaux qualitatifs :

L'Allemagne propose un schéma de classification des vins trèsparticulier, qui renseigne sur le contenu de la bouteille. Il est basé sur larichesse en sucre du moût, c'est-à-dire la maturité du raisin, souci essentieldu vignoble.

 

Ainsi les vins de qualité sont divisés en :

1- Qualitätswein bestimmter Anbaugebiete - QbA correspondant aux VQPRD (Vins de Qualitié Produits dans une région Dégterminée) en France sont dénommés en Allemagne : Qualitätswein ou Qualitätswein b.A (bestimmer Anbaugebiete ou origine contrôlée - abréviation QbA). Ces vins doivent provenir d'une des régions d'appellation et respecter ses critères de cépages, d'élaboration, de degré minimum, etc. Pour ces vins, la chaptalisation est autorisée. Ils représentent 66 % de la production. Depuis la récolte 2000, l'Allemagne a introduit deux labels qualitatifs supplémentaires, «Classic» et «Selection» avec des conditions de production plus restrictives et destinées à donner des vins très typés. Ces labels ont pour objectif de mieux positionner les produits dans un contexte international. Degré d'alcool minimum 7,8  %.

2- QmP correspondant aux VQPRD avec mention en France sont dénommés en Allemagne : Qualitätswein mit Prädikat- abréviation QmP, vin de qualité avec mention), label de qualité supplémentaire. Cette mention est suivie d'un numéro de contrôle officiel (A.P.NR) que le vin obtient lorsqu'il passe avec succès une série de tests (maturité des raisins, examen analytique, dégustation d'agrément). Pour ces vins - 28 % de la production - la chaptalisation est interdite, une notion à laquelle les Allemands accordent une grande importance.

Les étiquettes de ces vins sont toujours suivies d'une mention complémentaire, qui indique le niveau qualitatif :

3.1 Kabinet, pour les raisins récoltés à pleine maturité (67-82° Oechsle), moyennement alcoolisés. Degré d'alcool minimum 9,5 %. Les Kabinett, révélent des ossatures pleines de finesse, aux finales aériennes, légèrement sucrées, lesquelles sont contrebalancées par des fraîcheurs perlantes.

3.2 Spätlese (vendange tardive), pour des vendanges tardives, raisins récoltés environ une semaine après les vendanges normales (76-90°Oechsle), conduisant à des vins plus concentrés et charnus. Degré d'alcool minimum 11,4 %. Les Spätlese, ayant subi une maturité plus importante, offrent des structures plus marquées, tout en proposant des fraîcheurs ciselées et bien tendues. Sur les meilleurs terroirs, la minéralité est impressionnante. La sucrosité est toujours accompagnée par de superbes acidités.

3.3 Auslese (sélection des meilleures grappes), pour des raisins ayant fait l'objet de tris (83 - 100° Oechsle), donnant généralement des vins doux. Degré d'alcool minimum 12,5 %. Les Auslese, pourraient sembler équivalents aux vendanges tardives en France, tant leurs sucrosités se révèlent palpables.Pourtant, là encore, les acidités sont très prononcées donnant des persistances sublimes en fin de bouche.

3.4 Beerenauslese (BA), sélection des meilleurs grains, pour les sélections de raisins avec pourriture noble (110 - 128° Oechsle). Degré d'alcoolminimum 16,9 %. Les BA, gagnent en volume, et leurs taux d'alcool avoisinent rarement les 12°. Souvent entre 9 et 11°, ces vins sont spectaculaires, quant à leur équilibre, sucre/acidité. À partir de cette gamme de vins, nous sommes dans le gotha des très grands vins.

3.5 Trockenbeerenauslese (TBA), sélection des meilleurs grains surmûris,pour les raisins précédents, ensuite mis à sécher avant d'être vinifiés (150 -154°Oechsle), vins très rares qui atteignent des sommets de prix. Degré d'alcool minimum 21,5 %. Les TBA gagnent en puissance et en sucrosité, du fait qu'ils bénéficient d'une maturité plus évidente. La concentration en sucre reste néanmoins bien compensée par de belles acidités pour les meilleurs vins issus des meilleurs terroirs et des meilleurs hommes.

Ces 3 dernières désignations impliquent une présence partielle ou totale de botrytis.

3.6 Eiswein, vin de glace, pourdes raisins récoltés gelés (récolte à moins 7 °C, 110 - 128° Oechsle), avec un équilibre tout à fait remarquable entre le sucre et l'acidité. Degré d'alcool minimum 16,9 %. Les Eiswein sont des vins liquoreux, issus de grains de raisins encerclé par une pellicule de glace, qui permet de concentrer les sucres et les acidités.

Le type de vins :

Le législateur allemand définit trois niveaux de vins : sec (troken), demi-sec (halbtroken), moelleux (lieblich) et doux (süss). Pour chaque niveau est définie une teneur maximale en sucres, dans l'absolu et en relation avec le niveau d'acidité. En effet, les vins allemands sont souvent assez vifs, ce qui autorise en bouche des teneurs en sucres résiduels plus importantes. Les vignerons allemands stoppent souvent les vinifications un peu avant que tout le sucre du raisin ne soit consommé par les levures. La consommation s'oriente toutefois de plus en plus vers les vins secs et demi-secs.        

 Les sekts:

Ce sont des vins mousseux élaborés suivant la méthode des cuves closes, la méthode de transfert ou la méthode traditionnelle. Ils doivent avoir effectué deux fermentations et titrer au moins 10 % d’alcool et 3,5 bars depression. La mention Deutscher Sekt n’est applicable que pour les sekts de vins allemands. Les sekts b.A. proviennent d'une région déterminée. Quant aux Winzersekts, ils ont été élaborés depuis le raisin jusqu’à la mise en bouteilles chez le vigneron. Il existe différents types de sekts suivant la quantité de sucres résiduels : brut nature, extra-brut, brut, extra-trocken, trocken, halb-trocken, mild.

La production:

La viticulture allemande est extrêmement éclatée avec environ 69'000 producteurs dont presque les trois quarts possèdent moins d’un hectare. Les coopératives, en toute logique, sont très présentes, pesant même plus de lamoitié de la production dans le Wurtenberg, le pays de Bade (avec la cave de Breisach, la plus grande d’Europe) et dans de plus petits vignobles (Saale-Unstrut, Ahr, Saxe).

L’irrésistible ascension des rouges:

Au total, la consommation allemande représente 20 millions d’hectolitres. Les rouges ont connu sur les 10 dernières années une très forte progression : alors qu’ils pesaient environ 30 % de part de marché en 1994, ils caracolent aujourd’hui à plus de la moitié des volumes consommés. Le poids des rosés est resté stable (5 à 8 % du total), tandis que la part des blancs a diminué drastiquement de 60 % à 40 % de part de marché. Une situation qui accompagne une évolution des modes de consommation, le vin étant davantage consommé avec les repas. Cette tendance de fond a eu une incidence importante sur les importations (désormais à 66 % en rouge) mais aussi sur le vignoble allemand, qui s’est réorienté vers les cépages rouges (31 % des surfaces en 2002, contre 19 % en 1990). En 2003, le panel consommateurs GFK a toutefois noté une meilleure performance des blancs (+ 6,7 % en volume), par rapport aux rouges (+4,2 %). Les conditions météorologiques exceptionnelles de l’été n’y sont pas étrangères.

Le poids des vins allemands:

Autre caractéristique : les Allemands consomment 45 % de vins indigènes. Après avoir beaucoup baissé depuis 10 ans, cette part tend à se stabiliser. Les vignerons allemands se battent pour maintenir leurs parts de marché nationales et y réussissent aujourd’hui plutôt bien, malgré des prix moyens plus élevés (3,36 €/l) que ceux des vins importés (2,84 €/l).

Importations et exportations:

L'Allemagne produit près de 10 millions d'hectolitres mais en consomme plus du double et en exporte. Avec 12 millions d’hectolitres importés par an, elle se place en tête du palmarès européen des pays importateurs, avant la Grande-Bretagne. Il s’agit à 80 % de vins tranquilles dont 60 % de rouges, mais l’Allemagne achète également des quantités importantes de vins mousseux (800'000 hl) et vins perlants (500'000 hl).

Les fournisseurs de l’Allemagne:

Les principaux fournisseurs sont l’Italie (5,2 millions d’hectolitres), la France (2,6 millions) et l’Espagne (1,4 million), totalisant à eux trois plus des trois quarts des volumes. Cette part de marché a tendance à s’éroder auprofit de nouveaux pays. L’Allemagne importe aussi en provenance d’autres pays européens: Autriche et Macédoine (400 à 450'000 hl chacune) et dans une moindre mesure, la Grèce, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie (150 à 200'000 hlchacune). Ces pays ont connu une forte progression dans la deuxième moitié des années 90. Il en va de même pour d’autres pays « du Nouveau Monde » comme les États-Unis ou le Chili, avec désormais 300 à 350'000 hl/an à destination de l’Allemagne.

                       Prix moyen(€/hl)

Italie                        120           

France                      207

USA                          217

Espagne                    178

Grèce                        157

Macédoine                   41

Roumanie                   58

Autriche                      66

Hongrie                       97

Chili                           132

Bulgarie                       76

Source: Deutscher Weinbauverband nach Angaben des Statistischen Bundesamtes - année 2002.

Caractéristique importante du marché allemand: un prix d’importation –145 €/hl en moyenne – parmi les plus bas du Monde, en raison du poids important des discounters (cf. chapitre sur la consommation).

Dernier aspect, l’Allemagne exporte aussi chaque année de l’ordre de 2,3millions d’hectolitres, principalement à destination de la Grande-Bretagne (40%) et des Pays-Bas (13 %). Ces exportations sont stables, voire légèrement en hausse en valeur, après plusieurs années d’érosion.

La consommation intérieure de vin atteint des records:

Avec 24,3 litres par personne en 2002, soit un demi-litre de plus que l’année précédente, l’Allemagne atteint des niveaux de consommation inégalés. Une croissance qui se fait aux dépens de la bière, dont la part de marché diminue (mais avec 121,5l/habitant/an, elle reste de loin la boisson alcoolisée la plus consommée dans le pays). Il faut souligner que le vin bénéficie d’un courant d’opinion extrêmement favorable, symbolisant un art de vivre auquel les Allemands aspirent. La bière est perçue comme une boisson plus masculine et populaire.

La sinistrose des prix:

En 2002, les Allemands ont dépensé en moyenne 2,08 € par bouteille de vinblanc (2,77 €/l) et 2,34 € par bouteille de vin rouge (3,12 €/l), prix en baisse de 8,4 %. Ces niveaux très bas s’expliquent par la structure de mise enmarché. La crise économique profite très clairement aux discounters, avec pour résultat, le glissement des achats vers des vins d’entrée de gamme. Pour 2003, les panels semblent observer les mêmes tendances. La reprise économique, attendue courant 2004, mettra-t-elle fin à cette situation?

Les principales instances de représentation de la production sont :

- L’institut des vins allemands, organisme intervenant dans la coordination de la recherche, le contrôle qualité, la promotion des vins allemands et fournissant des informations d’aide à commercialisation. C’est enoutre un observatoire économique du marché.

Deutsches Weininstitut GmbH

Gutenbergplatz 3-5

55 116 Mainz

Tel. + 49-(0)6131-2829-0

Fax + 49-(0)6131-2829-20

www.deutscheweine.de

- L’Association des producteurs allemands de vin. Association visant à défendre les intérêts des vignerons, groupe de pression et de lobbying, activité de soutien et d’initiatives (salon technique Intervitis-Interfructa, publications professionnelles, etc.)

Deutschen Weinbauverband e.V.

Henssallee 26

53 113 Bonn

Tel. + 49-(0)228-949325-0

Fax. +49-(0)228-949325-23

www.dwv-online.de

VDP. Die Prädikatsweingüter

Im Johannishof

Langgasse 22

55435 Gau – Algesheim

Tel:  49-(0)6725  3086 0

Fax: 49-(0)6725  3086 1

vdp@vdp.de

http://www.vdp.de/

Le négoce :

Outre les coopératives qui mettent en marché les vins de leurs adhérents, la commercialisation en Allemagne s’appuie sur de grandes sociétés d’importation et de négoce. Un certain nombre d’entre elles ont construit des marques fortes, notamment dans le domaine des vins de table (Domkellerstolz, Blanchet, Amselkeller, Medinet, etc.). La ville de Brême, ainsi que certaines régions de production sont traditionnellement les hauts-lieux du négoce allemand. Certains distributeurs comme Edeka possèdent leur propre société de  négoce et d’embouteillage.

La distribution :

Le hard-discount est l’acteur majeur de la distribution allemande, Aldi écoulant à lui seul 22 % des volumes de vin. À noter la multiplication d’opérations qui font rentrer de nouveaux produits, souvent plus originaux, le temps d’une semaine.

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