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Définition : Labour

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Le labour, ou travail du sol entre les rangs de vigne, a longtemps reculé face au désherbage chimique, plus rapide et moins coûteux en main-d'œuvre. Ce recul s'est toutefois inversé depuis les années 2010 : la restriction progressive du glyphosate — dont l'usage viticole est désormais interdit dans l'inter-rang et plafonné à 450 g/ha/an sur le seul cavaillon, avec quelques dérogations pour les parcelles non mécanisables — a poussé la majorité des domaines vers des solutions mécaniques ou végétales.

Le débat ne se limite plus à un clivage « chimique contre labour ». Trois voies coexistent aujourd'hui : le travail mécanique du sol (griffage, décavaillonnage), l'enherbement — naturel ou semé, permanent ou maîtrisé sous le rang — et, plus marginalement, des alternatives comme le désherbage thermique ou certains bioherbicides, encore coûteux et d'efficacité inégale.

Les bénéfices agronomiques historiquement associés au labour restent valables : meilleure infiltration de l'eau, minéralisation, enfouissement de matière organique. Mais la réflexion s'est enrichie d'enjeux qui n'étaient guère centraux il y a trente ans : la structure et la vie biologique du sol, la séquestration du carbone, la lutte contre l'érosion, et surtout l'adaptation aux sécheresses plus fréquentes — un labour répété peut assécher et déstructurer des sols déjà fragilisés par le changement climatique, ce qui plaide, sur certains terroirs, pour l'enherbement plutôt que pour un retour systématique à la charrue.

Le choix entre labour, enherbement et désherbage résiduel dépend donc désormais moins d'une opposition de principe que de la nature du sol, du climat local, de la pente et des moyens du domaine — chaque itinéraire technique étant arbitré au cas par cas plutôt que dicté par une doctrine unique.