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Eau dans le monde

L'eau dans le monde - les chiffres clés - l'eau dans tous ses états : 

Sur notre planète, l'eau existe sous des formes variées : 

- les glaciers et la neige, 

- les lacs et les plans d'eau, 

- les fleuves et les rivières, qui s'enrichissent des eaux de pluie venant ruisseler sur la terre, 

- les zones humides (tourbières, marécages et landes humides), 

- les eaux souterraines qui sont alimentées par les infiltrations d'eau de pluie et d'eau des rivières, 

- les océans et les mers, composés d'eau salée, 

- les nuages, 

- la vapeur d'eau de l'atmosphère. 

L'eau est presque aussi ancienne que notre planète : elle est apparue il y a 3 ou 4 milliards d'années. Depuis, son volume est resté globalement stable. C'est toujours la même eau qui circule et se transforme en permanence à travers le cycle de l'eau. 

Cycle de l'eau 

L'eau est partout présente autour de nous et constitue un des éléments fondamentaux de notre planète. Toute cette eau se transforme et circule en permanence dans l'atmosphère, à la surface et dans le sous-sol de notre terre. C'est le cycle de l'eau. 

L'eau recouvre 72% des 509 millions de km2 de la surface du globe. On estime son volume a environ 1,4 milliards de milliards de litres d'eau ! 

Ce volume d'eau est stable. 

L'eau de la planète bleue se répartit de la manière suivante : 

97,20 % : eaux salées 

2,15 % : glaces polaires 

0,63 % : eaux souterraines 

0,019 % : eaux de surface (lacs, fleuves, et rivières) 

0,00 1% : eaux dans l'atmosphère. 

Seulement 0,65% de cette eau n'est ni salée ni glacée ; donc potentiellement consommable par l'homme. 

Car l'homme est un animal difficile, il ne boit et n'utilise que de l'eau douce, c'est-à-dire de l'eau non salée. 

Les animaux et végétaux terrestres ont tous besoin d'une eau douce pour vivre. 

L'eau est apparue en même temps que la formation de la terre et s'est formée dans l'univers, aujourd'hui grâce à l'atmosphère qui joue le rôle d'un couvercle géant au-dessus de la terre, elle ne peut pas s'échapper de notre planète (c'est à dire qu'au-delà des nuages, elle ne part pas dans l'univers). C'est toujours la même eau qui réalise son cycle de l'eau. L'eau est utilisée par l'homme, les animaux, les végétaux, mais elle retourne toujours à la nature. 

Par exemple, l'eau d'arrosage du jardin retourne dans la terre jusqu'à la nappe souterraine, l'eau que l'homme boit "ressort " de son corps par la transpiration, et les urines. Malheureusement, nos urines, l'engrais du jardin, etc. vont abîmer (polluer) cette eau avant qu'elle ne retourne à la nature. 

L'eau est un don de la nature, elle ne se "fabrique" pas sur terre. 

- 79% des précipitations tombent sur les océans, 2% sur les lacs et 19% seulement sur les terres émergées. 

De la terre au ciel 

97,2% de l'eau présente sur la planète se trouve sous forme salée dans les mers et les océans. Les molécules en surface captent l'énergie solaire, s'évaporent, et retournent dans l'atmosphère sous forme de vapeur. Cette évaporation continue des océans, sous l'effet du soleil, est la source primordiale d'eau douce. À ceci, il faut ajouter l'évaporation des rivières et des lacs, mais aussi celle des plantes. 

La condensation est le processus par lequel la vapeur s'élève, se refroidit et se condense sous forme de particules, passant ainsi à l'état liquide (gouttelettes) ou solide (cristaux de glace). Ces particules, poussées par le vent, se regroupent ensuite en nuages. 

L'océan Pacifique représente presque la moitié (45,9%) des océans. Il détient aussi le record de profondeur : plus de 11'000 m dans la fosse des Marianes (pour comparaison, l'Himalaya mesure 8'846 m de haut à l'Everest, et les Alpes : 4'807 m au Mont Blanc). 

L'eau se renouvelle si on lui en laisse le temps : 1'000 ans pour une nappe souterraine, 4'000 ans pour un océan, 15'000 ans pour un glacier ! 

- L'eau salée représente 97,2 % de l'eau de la planète. L'essentiel des 2,5% d'eau douce est immobilisé dans les glaciers. 

Utilisation de l'eau 

- L'agriculture est de loin le premier utilisateur d'eau avec 70% de la consommation totale. Sauf amélioration significative des systèmes d'irrigation, cette part pourrait passer à 90%. 

- Les usages industriels représentent 20% de la consommation totale, contre 10% pour les usages domestiques. 

Trois états physiques de l'eau, mais sous des formes variées 

L'eau à l'état liquide, solide ou gazeux, est partout présente autour de nous et constitue un des éléments fondamentaux de notre planète. 

État liquide 

la pluie : gouttelettes d'eau provenant des nuages, 

les nuages : formés, par accumulation dans les hauteurs de l'atmosphère, de minuscules gouttelettes d'eau, 

le brouillard : gouttelettes d'eau en suspension dans l'air, 

sans oublier, bien sûr, l'eau des cours d'eau et de la mer. 

État solidela neige : 

constituée de minuscules cristaux de glace en forme d'étoile. Les flocons se forment par accumulation de cristaux, 

le givre : il se forme par le gel du brouillard, 

la glace : elle résulte du gel de l'eau tombée au sol ou en rivière, 

les glaciers : ils sont dus au tassement, sous son propre poids, de la neige accumulée en haute montagne. 

État gazeux 

la vapeur d'eau : il s'agit d'un gaz qui devient visible sous l'effet de la condensation. 

L'eau dans le monde 

On estime que plus de 80 pays dans le monde (soit, plus de 40% de la population du globe) connaissent de sérieuses pénuries d'eau. 

Inégalités 

La pauvreté en eau d'un pays peut avoir plusieurs origines. Parfois la ressource en eau est insuffisante par rapport au nombre d'habitants. D'autre part, l'absence et l'irrégularité des pluies peuvent aussi donner naissance à des déserts dans les zones arides. 

Aujourd'hui, dans le monde, on estime que plus de 1,7 milliard de personnes n'ont pas accès à l'eau potable, tandis que plus de 1,3 milliard sont privées d'équipements sanitaires adéquats (surpopulation, pollution, mauvaise adduction d'eau et manque d'argent peuvent en être les causes). 

L'eau source de conflit 

Le partage de l'eau est à l'origine de certains conflits dans le monde qui opposent, soit différents usagers d'un même pays, soit différents pays partageant la même ressource. 

La solution à ces inégalités planétaires passe souvent par une coopération entre les pays, les plus riches devant faire preuve de solidarité envers les plus pauvres. 

L'équilibre écologique et les problèmes de pollution doivent être pris en compte à l'échelle mondiale. Certains organismes internationaux, comme l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture) ou l'OMS (Organisation Mondiale pour la Santé), ou des associations œuvrent déjà dans ce sens. 

L'avenir de la planète bleue devra nécessairement passer par une prise de conscience mondiale : l'eau n'appartient à aucun pays en particulier, elle est le patrimoine de tous. 

Croissance de la demande 

- Avec une population mondiale qui augmente d'environ 80 millions de personnes par an, la demande d'eau douce devrait augmenter de 64 milliards de mètres cubes d'eau par an d'ici 2050. 

- 90% des 3 milliards d'habitants qui s'ajouteront à la population mondiale d'ici 2050 se trouveront dans des pays en développement où, aujourd'hui, la population ne bénéficie pas d'un accès correct à l'eau potable et à l'assainissement. 

- Les ponctions dans les nappes phréatiques ont été multipliées par cinq au XXe siècle. 

Maladies liées à l'eau 

- En 2030, plus de 5 milliards de personnes n'auront sans doute toujours pas accès à un système d'assainissement décent. 

- 3 millions de personnes meurent prématurément chaque année de maladies liées à l'eau dans les pays en développement. 

Changement climatique 

- En 2030, 47% de la population mondiale vivra dans des zones soumises à des stress hydriques importants. 

- En Afrique, d'ici 2020, 75 à 250 millions de personnes pourraient être exposées à un stress hydrique accru du fait du changement climatique. 

Dossier 

Le Courrier de l'UNESCO a publié dans son N° 3 - 20090 une étude détaillée sous le titre "Notre eau bien-aimée, malmenée" que nous vous recommandons. Éditorial par Agnès Bardon (UNESCO) - L’eau entre le champ et la fourchette par Jens Lubbadeh, journaliste au Spiegel, Allemagne - Les Scorpions bleus attaquent par Linda Nordling, journaliste suédoise résidant en Afrique du Sud - Le Yangtsé ou le voyage dans le temps, interview par Katerina Markelova (Le Courrier de l’UNESCO) - Gestion de l'eau : l'Australie tourne la page par Åsa Wahlquist, journaliste australienne - L'eau dans un monde qui change par DR Olcay Ünver, coordinateur du Programme mondial pour l'évaluation des ressources en eau, répondant aux questions de Cathy Nolan (UNESCO).