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Cavesa le CAVE, le club des amateurs de vins exquis
Dirupi
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Fascinés par l’histoire et les pentes terrifiantes du vignoble local, les amis Davide Fasolini et Pierpaolo Di Franco se sont pris d’amour pour le vignoble de la Valteline au début des années 2000. Aussi, conscients de sa fragilité et du déclin qui le menaçait, ils ont décidé de s’investir pour la cause en créant leur propre domaine. Ainsi, après des études d’oenologie à Milan, ils louent quelques hectares de vignes et se lancent. Ils s’installent à Ponte in Valtellina, près de la ville de Sondrio, en 2003. 2004 sera leur premier millésime. Près de quinze ans plus tard, ils sont en mesure de revendiquer la position de « révolutionnaires » stylistiques, avec une approche qui a depuis fait flores et inspiré nombre de confrères. Tout d’abord, les deux amis réalisent un découpage pointu qui considère et traite chaque parcelle (elles sont au nombre de 18 !) comme une entité à part. Les vignes sont cultivées sur des terrasses historiques qui font face au sud, à des altitudes variant de 400 à 600 mètres. Plus que les expositions et les sols, elles signent selon eux la personnalité de chaque cuvée : l’aromatique et spontané Rosso di Valtellina Olé est produit sur les terroirs les plus « bas » (425-450 m) ; le porte-étendard de la propriété, le Valtellina Superiore, est produit sur des vignes s’étageant du plus bas au presque plus haut (400 à 550 m) : c’est un vin élégant mais profond, parfaitement représentatif de sa DOCG ; la sublime Riserva Dossi Salati est produite quant à elle uniquement en grands millésimes, sur des parcelles s’étageant entre 530 et 570 mètres d’altitude : c’est le vin le plus raffiné et apte à la garde du domaine ; deux nouvelles sélections parcellaires ont également fait leur apparition : Grumello Gèss (450-550 m) et Inferno Guast (500-525 m) ; et enfin le Sforzato di Valtellina qui ne porte presque pas son nom, le bien nommé Vino Sbagliato (vin « erroné »), est produit sur les parcelles les plus hautes (de 500 à 600 mètres), là où les raisins mûrissent tard et avec des peaux épaisses, ce qui est idéal pour le passerillage.

Pour en revenir à la viticulture, tous les travaux en vert sont réalisés avec une grande minutie afin de contrôler les rendements et surtout de favoriser les maturités. Par ailleurs, dès les premières années, le duo s’est orienté vers la culture biologique : en 2008 ils commencent les expérimentations ; en 2011, la première étiquette est certifiée avec le Sforzato ; à partir de 2016, c’est tout le domaine qui l’est, ce qui, compte tenu de la très forte déclivité des parcelles, nécessite un travail de titan.

En plus de tout cela, le domaine fut l’un des premiers à vinifier en levures indigènes, à (re) pratiquer les macérations longues et surtout à élever son vin en pièces, demi-muids foudres de bois français (et non de Slavonia), ce qui confère aux vins produits plus de naturel d’expression, de délié dans les tanins, de souplesse, de sucrosité apparente et donc moins d’amertume. Ainsi étaient nés des crus de grand potentiel de garde, mais capables de très bien se déguster jeune, à la manière des grands traditionalistes piémontais qui eux aussi se sont remis en cause pour apprendre des « modernistes ».

Ajoutons enfin que le duo Dirupi a depuis toujours eu le sens du collectif, mettant en avant ses jeunes compères leur ayant emboîté le pas pour les aider à se faire connaître et surtout à vendre leur vin. De ce fait, aujourd’hui c’est toute une jeune génération qui émerge, les différentes parties prenantes ayant bien compris qu’à plusieurs, on est plus fort que seul. Rendons leur hommage pour ça.

Les vins du domaine Dirupi :

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