Plant Robert

Terme précédent : Plant de vigne


Plant Robert (Plant Robez – Plant Robaz) C’est une mutation génétique du Gamay, néanmoins tout à fait différent, plus qu'un simple Gamay, il se présente sous un aspect coloré. Au niveau du goût nous avons des sensations qui sont sur le pruneau, parfois sur la cerise noire avec des nuances épicées. Un vrai Plant Robert est toujours poivré. Beaucoup de concentration et de sensations extrêmement confortables.

Plant Robert (Plant Robez – Plant Robaz) C’est une mutation génétique du Gamay, néanmoins tout à fait différent, plus qu'un simple Gamay, il se présente sous un aspect coloré. Au niveau du goût nous avons des sensations qui sont sur le pruneau, parfois sur la cerise noire avec des nuances épicées. Un vrai Plant Robert est toujours poivré. Beaucoup de concentration et de sensations extrêmement confortables.

Historique :
Le Plant Robert, appelé aussi Plant Robez ou Plant Robaz est une variété de Gamay qui s'est adaptée à un terroir, en l'occurrence celui de Lavaux. Si elle est attestée dans cette région dès le XIXe siècle, - il en est notamment fait mention dans "Le cours complet de viticulture", de G. Foex, Montpellier, 1891, ou dans "l'Essai d'ampélographie vaudoise", de Burnat et Anken, en 1911 -, elle est sans doute plus ancienne. Il en était dit : « Le Plant Robert est très apprécié dans les terrains extra-légers, il donne là des récoltes plus fortes que les autres cépages et un vin en bouteille de bonne qualité. Il est précoce et, dès septembre, ses feuilles se teintent de rouge. C'est un cépage intéressant qu'il faut se garder d'abandonner et qui donne des résultats surprenants dans des sols particulièrement légers et secs. »

Dans les années 1960, Pierre Paley, un vigneron d'Epesses possédait la dernière parcelle de Plant Robert. Et lorsque les ceps de cette vigne, condamnée par la construction de l'autoroute, ont dû être arrachés, un homme providentiel, Robert Monnier, vigneron à Cully, a prélevé des greffons sur plusieurs ceps, assurant ainsi la diversité génétique. Jacques Monnier, frère du précédent et municipal responsable des domaines de la Commune de Cully, en fait alors planter environ 4'500 m2 dans l'appellation Villette. Voilà comment le Plant Robert fut sauvé in extremis de complète disparition.
En parallèle avec sa réintroduction, a cru l'intérêt pour cette spécialité. Pendant plusieurs années, le problème de sa nature divise les opinions. Parle-t-on d'un cépage particulier ou se trouve-t-on face à une variété de Gamay ? Les avancées dans le décryptage de l'ADN ont permis de répondre avec certitude et l'on peut affirmer que le Plant Robert est une variété du Gamay. Pour se représenter la différence entre cépage et variété, une analogie avec le monde animal se révèle utile. Un chat de gouttière, un Siamois ou un Persan incarnent trois races de chat, à la différence du lynx ou de la panthère qui possèdent un code génétique voisin, mais pas identique, à celui du félin domestique.
Le mystère de la nature éclairci, demeurent ceux de l'étymologie et du parcours historique du Plant Robert. Pour tout ce qui touche à ses origines géographiques, il faut chercher du côté du Beaujolais français d'où proviennent toutes les souches helvétiques de Gamay. Les questions relatives à son apparition en tant que sélection distincte resteront à n'en pas douter sans réponses. Cependant, on peut affirmer que le Plant Robert s'est différencié des autres variétés un fois implanté sur le sol vaudois et qu'il constitue une authentique spécialité régionale.
En ce qui concerne son nom, nous possédons quelques données supplémentaires. Le Plant Robert, appelé aussi Plant Robaz ou Plant Robez, trouverait sa source dans le terme « rober », germanisme provenant de « rauben » et signifiant voler ou dérober. Cette étymologie demeure néanmoins sujette à caution et devra peut-être se voir révisée. Pour l'instant, elle satisfait les producteurs qui peuvent déployer sur leurs étiquettes des textes savoureux sur ce plant « dérobé ». D'ailleurs, pour cette spécialité au passé si nébuleux, une appellation moins mystérieuse ne conviendrait pas.
Dès lors, au vu des excellents résultats qualitatifs obtenus et de l'originalité de ce vin, un groupe de vignerons passionnés l'ont développé dans leurs domaines, avant de se regrouper en association pour développer une démarche visant à mettre en valeur de manière optimale un produit qui a une forte attache historique et géographique à Lavaux.
En 1980, la Commune de Cully a déposé la marque Plant Robert auprès de l'Institut de la propriété intellectuelle à Berne. En 2003, elle a renouvelé auprès de l'IPI le dépôt de la marque 3R en tant que marque figurative ainsi que le règlement et logo qui s'y rattachent.
Le nom ne provient donc pas du prénom de Robert Monnier, mais, comme déjà mentionné, serait issu du verbe « rober » qui signifiait dérober, (du « rauben » allemand = voler), qui subsiste encore dans le mot « dérober » : une étymologie avivant tous les fantasmes quant à l'histoire du Plant Robert.
Une association du Plant Robert a été créée en 2002. Elle comptait dix-neuf membres en 2003 et son comité espère encore augmenter le nombre de d'adhérents.

Cette association est destinée à garantir l'authenticité du Plant Robert de Lavaux par un cahier des charges stricts tant au niveau de la densité de plantation (au-moins 8'000 pieds/ha), de la taille (courte) et de la production (maximum 1 kg au m2). La commune de Cully est détentrice de la marque Plant Robert et l'aire d'implantation de ce cépage est le Lavaux.

Approche culturale :
En 2007, le Plant Robert est cultivé sur 82 fossoriers (= 3,7 ha) de petites parcelles disséminées à Lavaux. Et c'est dans le contexte particulièrement dynamique créé par l'inscription de Lavaux au Patrimoine mondial de l'Unesco que s'inscrit le lancement officiel de la marque et de la certification du Plant Robert, aboutissement du remarquable travail effectué sur plusieurs années par l'Association Plant Robert.
Variété de 2e époque, le Plant Robert se caractérise par une petite grappe, compacte, aux épaules larges et aux grosses baies ; il est sensible à la pourriture, peut se montrer capricieux selon les années et réclame une poigne vigneronne ferme et un suivi très strict quant au moment idéal pour le vendanger.

Approche gustative :
Le Plant Robert, c'est aussi le vin issu de ce « cépage » : un vin rouge de robe sombre, presque grenat qui se distingue de ses cousins gamay par des notes épicées, aux arômes concentrés et intense de baies des bois, cassis, cerise noire, poivre et cannelle, et même des nuances florales.
En bouche, ce vin authentique se montre d'une vive fraîcheur, avec une bonne acidité et un fruité magnifique. Ses amoureux en apprécient les paradoxes : à la fois sauvage et distingué, fin et rustique, il est assurément un vin de caractère.
Environ 16'000 cols ont été produits en 2006. Le potentiel maximum selon le cahier des charges est de 37'000 bouteilles.

Accords :
Le Plant Robert se marie délicieusement à la volaille, au gibier à plumes, aux champignons, aux fromages à pâte molle ou aux fromages de chèvre secs.

La démarche de l'Association à la certification :
Fondée le 30 avril 2002, l'Association rassemblait 18 artisans de la vigne et du vin, qui cultivent et élèvent du Plant Robert.
Elle a pour mission de :
Veiller au respect du Cahier des charges qu'elle a établi afin de garantir durablement l'authenticité du Plant Robert de Lavaux.
Mandater un organisme de certification indépendant et neutre, qui montre à toutes et à tous que ses membres font ce qu'ils promettent.
Agir pour faire connaître et apprécier le magnifique potentiel de ce vin.
Son objectif :
Assurer la pérennité du Plant Robert, patrimoine historique de Lavaux, et lui conserver toute son authenticité afin qu'il ravive pour longtemps les papilles de celles et ceux qui lui sont attachés.
Sa démarche :
La valeur de la démarche passe par sa crédibilité. De nos jours, il ne suffit plus de l'inscrire dans une charte sans qu'il y ait une forme de certification, donc de traçabilité reconnue par un organe officiel.
Cette certification passe par l'Organisme intercantonal de certification (OIC), basé à Lausanne, qui est un organisme public accrédité. Le canton de Vaud en est membre. L'OIC certifie déjà la plupart des AOC (hors vins) en Suisse romande. Il a donc une expérience qui lui permet d'offrir souplesse, coûts maîtrisés et crédibilité.
La certification :
Comment obtient-on une certification :
1. Par la création d'une association à but non lucratif orientée vers la défense et l'illustration du Plant Robert.
2. Par un cahier des charges, véritable ligne directrice de l'éthique Plant Robert qui permet aux membres de crédibiliser leurs actes.
3. Par un manuel de contrôle, outil nécessaire à la certification par l'OIC.
4. Par une convention entre la Commune de Cully et l'Association 3R, permettant l'utilisation de la marque et logo Plant Robert, Plant Robaz et Plant Robez, Lavaux, aux seuls membres de l'Association.
L'organe de contrôle :
L'OIC ou Organisme intercantonal de certification, un organisme indépendant et neutre qui atteste le respect de notre cahier des charges, sous contrôle de la Confédération.
Les moyens :
L'Association vit des cotisations de ses membres.
L'engagement des membres :
Garantir l'authenticité du Plant Robert par :
Un vin 100% Plant Robert, exclusivement issu de « parcelles mères » historiques, entièrement élaboré à Lavaux.
Une conduite douce des vignes, un raisin concentré, goûteux produit dans le respect de l'environnement.
Un vin élevé dans l'esprit vigneron où chacun(e) reste libre de le marquer de sa propre « patte ».
La preuve de l'authenticité, c'est la marque de l'Association. Celle-ci est apposée sur chaque bouteille, après dégustation par une commission de professionnels, et si chaque point du cahier des charges a été bien respecté. Un label (sous forme de facetta) coiffe les goulots de toutes les bouteilles certifiées. Cette certification est eurocompatible (ER 45011).
Le Comité en 2007 :
Président: Jean-François Potterat - Rue du Temple 15 - 1096 Cully,
e-mail : jfjpotterat@hispeed.ch - mobile : 079 236 16 50 ;
Vice-président : Henri Chollet - Ch. de Montagny - 1091 Aran-Villette
e-mail : vincentchollet@bluewin.ch - tél. 021 799 24 85 ;
Chargé des relations OIC et autres organismes :
Blaise Duboux - Creyvavers - 1098 Epesses
e-mail : b.duboux@lavaux.ch - Mobile 078 697 18 80.
Hors comité :
Chargé des relations publiques et de la publicité :
Stéphane Boisseaux - Institut d'études politiques et internationales - UNIL-BFSH2 - 1015 Lausanne.
Tél. prof. : 021 692 31 56 - e-mail : stephane.boisseaux@iepi.unil.ch
Adresse postale :
Association Plant Robert - Plant Robez - Plant Robaz
Case postale 51
1097 CULLY
Le présent cahier des charges règle l'utilisation de la marque Plant Robert - Plant Robez - Plant Robaz pour les vins rouges issus du cépage dit Plant Robert ou Plant Robez ou Plant Robaz, variété de Gamay originaire de Lavaux (ci-après, Plant Robert).
1. Exigences de base
Toute personne désireuse d'utiliser la marque doit adhérer à l'Association de défense et d'illustration du Plant Robert - Robez- Robaz (ci-après, l'Association).
1. L'exploitation viticole doit être inscrite aux Prestations Écologiques Requises. L'atelier de transformation doit respecter l'ODAL et le code des bonnes pratiques oenologiques pour la vinification.
2. La production du raisin et sa transformation, y compris la mise en bouteilles, se déroulent dans l'aire d'Appellation Lavaux.
3. Les exigences du présent cahier des charges sont contrôlées par l'Organisme Intercantonal de Certification, Jordils 5, 1006 Lausanne. Pour porter la marque, tout lot de vin doit avoir été certifié par l'OIC. Un Manuel de contrôle fixe les exigences minimales de contrôle.
2. Production du raisin
2.1 Parcelles mères
1. L'Association établit une liste de parcelles mères actuelles et historiques, dont l'encépagement constitue la référence du Plant Robert, sur la base de critères historiques, ampélographiques, ou oenologiques.
2. Les détenteurs de parcelles mères ont l'obligation de signaler à l'Association tout prélèvement de greffons de Plant Robert sur ces parcelles. Les greffons ne peuvent être fournis qu'aux membres de l'Association ainsi qu'aux pépiniéristes agréés par l'Association.
2.2 Inscription des parcelles
1. Une parcelle ne peut être inscrite pour la production de Plant Robert sous la marque que si son encépagement a été réalisé à partir de greffons prélevés sur les parcelles mères reconnues par l'Association. Les parcelles mères sont inscrites d'office.
2. Chaque membre peut proposer à l'Association l'inscription d'une ou de plusieurs de ses parcelles.
3. Le Comité de l'Association statue sur l'inscription de chaque parcelle. Les éléments de preuve (factures, attestations, etc.) sont fournis par le demandeur. En cas de doute, et exclusivement pour les parcelles plantées ou surgreffées avant 2005, des critères ampélographiques et/ou œnologiques peuvent être utilisés.
2.3 Pépinière
1. Les exploitations viticoles ou entreprises spécialisées désireuses de produire des plants destinés à l'encépagement de nouvelles parcelles s'annoncent au préalable à l'Association.

Que les curieux se rassurent, le Plant Robert ne va pas devenir un objet de spéculation et de marchandage réservé à quelques privilégiés. Il demeurera simplement une spécialité locale, dont l'obtention implique un déplacement dans l'une des caves du Lavaux qui la propose et dont le nombre augmente petit à petit. À l'heure actuelle, sur un total planté de 6,13 hectares (état 2008) à peine 2 ha peuvent espérer recevoir le label « Plant Robert - Plant Robez - Plant Robaz » qui a été définitivement attribué en septembre 2005. Cependant, une surface identique a été complantée avec ce cépage et va pouvoir prétendre à la certification aussitôt que les vignes auront atteint un âge suffisant. Henri Chollet estime qu'une dizaine d'hectares pourraient à terme produire du Plant Robert selon les exigences de qualité requises par l'AOC. Ce qui constituerait une moyenne annuelle de 100'000 bouteilles, soit à peu près cinq fois les quantités actuelles.

Si les sauveurs de cette spécialité craignent tant les dérapages, cela résulte de la nature de cette variété de Gamay. Comme ses cousins, il se révèle très productif. Ainsi, les bonnes années, il peut donner jusqu'à trois ou quatre kilos de raisins par cep. Un tel rendement nécessite des limitations drastiques si l'on veut obtenir un résultat de qualité. Il faut donc un travail à la vigne conséquent et attentif pour pouvoir élaborer un Plant Robert de qualité. La vinification impose également des contraintes. Le principal risque avec cette variété de Gamay réside dans le nez de réduction que peut acquérir le vin. Pour s'en débarrasser, on permet une micro-oxygénation en laissant reposer une partie de la production dans des grands tonneaux de bois. Toutefois, les méthodes divergent et chaque producteur possède ses propres recettes pour confectionner un Plant Robert reflétant la vraie nature du cépage comme le caractère de l'encaveur.
Ce vin authentique peut, à n'en pas douter, prétendre au statut de spécialité rouge vaudoise et devenir le porte-drapeau du renouveau viticole d'un canton qui, par rapport aux valeurs sûres valaisannes, aux innovations genevoises ou au dynamisme neuchâtelois, peine à imposer ses vins hors de sa région d'origine. Cette reconnaissance passe par une promotion efficace et ciblée qui constitue le nouveau défi des membres de l'Association de défense et d'illustration du «Plant Robert-Plant Robez-Plant Robaz». Gageons, que peu après l'apposition des labels qui aura lieu en septembre, des manifestations autour du Plant Robert seront organisées dans les alentours de Cully ou Villette.

Dans la famille des Gamays
On s'imagine à tort que le berceau historique du Gamay se situe dans la région du Beaujolais en France. En fait, selon l'historien du vin Hugh Johnson, il se serait produit aux alentours de 1360 une mutation du cépage Noirien dans le village de Gamay en Bourgogne. Le plant produit de manière plus régulière et avec moins de travail environ quatre fois plus que le pinot local. Les vignerons, durement éprouvés par les années de peste, y voient une bénédiction et le nouveau venu se répand dans tout le vignoble bourguignon.
En 1395, tout change. Le duc de Bourgogne Philippe le Hardi ordonne l'arrachage de ce «très mauvais et très déloyal plant (...) duquel mauvais plant vient très grande abondance de vins (...) de telle nature qu'il est moult nuisible à créature humaine». Les vignerons se plient de plus ou moins bon gré à la volonté du seigneur et le Gamay déserte son vignoble d'origine. Avant son bannissement, il a pu trouver une terre d'accueil, le Beaujolais, qui lui offre asile et lui donne un terroir où prospérer.
Aujourd'hui, les vins de l'appellation connaissent un succès international grâce à leur primeur, le Beaujolais nouveau. Ces vins faciles à boire, d'une qualité souvent médiocre reflètent mal les qualités du Gamay qui donne des crus dignes d'éloges dans les villages de Chiroubles, Juliénas ou encore Morgon. Hors du Beaujolais, le Gamay se cultive dans la plupart des autres régions viticoles françaises où il s'utilise comme cépage de seconde qualité destiné à des assemblages ou des vins de table.
À l'exception de Neuchâtel, qui a pris exemple sur la Bourgogne et n'autorise sur son sol que le Pinot noir, le Gamay a colonisé les différents vignobles de Suisse Romande. En Valais, il forme l'un des composants de la Dôle, assemblage typique dans lequel entre également le Pinot noir. Dans le canton de Vaud, il constitue le cépage rouge majoritaire mais se décline le plus souvent en rosé ou en vins d'assemblage.
Seul le canton de Genève a misé sur des vins issus exclusivement du Gamay et parvient à en tirer des crus de grande qualité. La ville du bout du lac possède une longue tradition dans les rouges et rosés de Gamay. Ses vignerons prouvent que, correctement travaillé et bien vinifié, ce cépage mérite sa place parmi les grands. Sous l'impulsion des œnologues de la cité de Calvin, on voit même un regain d'intérêt de viticulteurs d'autres cantons qui va peut-être modifier l'image de cépage de mauvaise qualité que traîne le Gamay depuis l'époque de Philippe le Hardi.
Pour se faire une idée des dix-huit producteurs de Plant Robert ou Plant Robez ou Plant Robaz à Lavaux :
Raymond  Aguet à Lutry
Frédéric Blondel à Cully
Émile Bonjour à Lutry
Les Fils Bovy à Chexbres
Raymond Chappuis à Puidoux
Jean-François Chevalley  à Cully-Le Treytorrrens
Henri & Vincent Chollet  à Aran-Villette
Paul-Auguste Coderey à Lutry
Administration communale Corcelles-près-Payerne  à Corcelles-près-Payerne
Administration communale Cully à Cully
Blaise Duboux  à Epesses
Patrick Fonjallaz  à Epesses
Albert  Mamin à Blonay
Mina Monnier à Cully
Jean-Claude & Alain Paley  à Epesses
Jean-Daniel Porta  à Aran-Villette
Jean-François & Jacques Potterat  à Cully
Union Vinicole de Cully à Cully.

En italique, les vignerons qui ont  déjà des Plants Robert certifiés.

Source partielle : Office des Vins Vaudois, Lausanne - photos Bertrand Duboux - Romanduvin  [05/03/2005].