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Château du Moulin-à-Vent : des 2018 qui feront date !

15 mai 2022

Château du Moulin-à-Vent : des 2018 qui feront date !

Au moment où les prix des grands vins médiatiques s'envolent, il est plus que jamais pertinent de s'intéresser aux grands vignobles d'hier, tombés dans une forme d'oubli mais sur le bon chemin pour redevenir les grands terroirs de toujours. Le Beaujolais est de ceux-là. Et qui n'a jamais parcouru les cartes de vins du début du XXème siècle ne peut mesurer que jadis, Moulin-à-Vent avait grande réputation et des prix voisins de Chambertin, Pommard ou Vosne.

L’histoire du Château du Moulin-à-Vent est à ce titre le reflet de la viticulture en Beaujolais depuis trois siècles. Jadis propriété-phare de la région, elle a tout connu : la gloire du XIXe siècle, quand les meilleurs beaujolais et plus particulièrement Moulin-à-Vent trônaient sur les grandes tables d’Europe ; la reprise au début du siècle dernier par une grande famille commerçante française, qui a longtemps cru et investi dans la vigne et le vin. Puis dès les années 80, le lent déclin de la viticulture régionale. Et, comme cela s’est produit dans nombre de régions viticoles émergentes, ou renaissant de leurs cendres, arrive un repreneur qui ne fait pas partie du sérail, mais est animé par la passion. Fort de ses compétences acquises dans une première vie professionnelle, Jean-Jacques Parinet remet petit à petit le bateau à flot, à coup d’investissements et d’engagement, s’entourant des bonnes personnes.

Le domaine viticole est riche de plus de 120 parcelles, réparties autour du Château, du moulin et du hameau des Thorins. Il se compose de 30 hectares de vignes, exclusivement sur l'appellation Moulin-à-Vent et d'un âge moyen de 55 ans (en 2018), se répartissant sur 23 lieux-dits, entre 200 mètres et 300 mètres d'altitude, donc la partie la plus qualitative de l'appellation. La famille Parinet et Brice Laffond, le chef d'exploitation du domaine, nourrissent l'ambition de produire des vins purs, de longue garde, reflétant leurs terroirs d'origine. La viticulture est d'orientation biologique, avec un amendement naturel des sols et un non-recours absolu aux insecticides. Un programme annuel de travail des sols garantit un déploiement racinaire des ceps en profondeur et une aération des substrats, pour permettre à la vigne de tirer parti de son lieu d'implantation. Les parcelles palissées sont surveillées en fonction de la climatologie en vue de maximiser l'exposition des feuilles et de la photosynthèse.

Les vendanges sont manuelles, en petits contenants, pour éviter tout écrasement des baies et toute oxydation des jus. 80 personnes en moyenne sont mobilisées pour la récolte, ce qui permet de clore la coupe en 6 jours et de se concentrer sur la période de maturité optimale des baies. Le gamay, en très haute densité (jusqu'à 12'500 pieds à l'hectare), dans cet environnement délivre un rendement très bas : entre 16 et 35 hl/ha depuis le millésime 2009. La production annuelle du domaine est d'environ 90'000 bouteilles pour 5 cuvées : le Couvent des Thorins, le Château du Moulin-à-Vent et les 3 sélections parcellaires (VérillatsChamp de Cour et La Rochelle). Dans le chai, le recours à l'égrappage ou la vinification en grappe entière, la durée des macérations, le nombre et le rythme des remontages et pigeages sont adaptés en fonction de la richesse et de la concentration des fruits et de leur terroir. Les vinifications sont réalisées dans des cuves de petits volumes, en particulier pour les sélections parcellaires. Puis elles sont suivies d'élevages sur-mesure qui peuvent être adaptés selon l'origine et/ou le millésime.